Des sous-titres en temps réel dans plusieurs langues, c'est un orateur, un micro, et un public qui lit l'intervention dans plusieurs langues au même moment. Chaque participant choisit sa langue et la suit sur son propre écran, le plus souvent son téléphone. L'orateur ne change rien. Le système écoute une fois et écrit autant de fois qu'il le faut.
Une intervention, plusieurs langues en même temps
Le sous-titrage en direct classique fonctionne dans une seule langue. Quelqu'un, humain ou machine, écrit ce que dit l'orateur, et le texte s'affiche sur un écran. C'est déjà utile aux personnes sourdes ou malentendantes, à celles qui sont dans une salle bruyante, et à tous ceux qui lisent une langue étrangère mieux qu'ils ne l'entendent.
Les sous-titres multilingues ajoutent une étape. Les mots prononcés sur scène sont transcrits, puis traduits, puis envoyés à chaque personne dans la langue qu'elle a choisie. Une ingénieure japonaise, un acheteur brésilien et une journaliste allemande assis au même rang lisent la même phrase, chacun dans sa langue, quelques secondes après qu'elle a été dite.
Tout tient dans ce « chacun dans sa langue ». Un écran commun au fond de la scène peut porter une langue, deux au maximum avant de devenir illisible. Les sous-titres personnels lèvent cette limite. Le nombre de langues ne dépend plus de la taille de l'écran.
Ce qui se passe entre le micro et le téléphone
Le son est capté une seule fois. Il vient en général de la console de la salle, le même signal que celui qui part vers les enceintes. Un micro-cravate sans fil ou un micro USB de table fait aussi l'affaire quand il n'y a pas de console. Un signal propre compte plus que tout le reste de la chaîne.
La reconnaissance vocale transforme le son en texte. Le système écrit chaque phrase dans la langue parlée. Les bons systèmes repèrent aussi le changement d'intervenant, pour qu'une table ronde ne se lise pas comme un long monologue.
La traduction se fait en parallèle. Chaque phrase terminée est traduite dans toutes les langues choisies par quelqu'un dans la salle. Ajouter une langue ne ralentit pas les autres, puisque le travail se fait côte à côte.
La diffusion se fait vers chaque appareil. Le participant ouvre une page dans son navigateur, choisit sa langue, et les sous-titres défilent au fil de l'intervention. Dans les outils les plus simples, tout commence par un QR code, sans application à installer ni compte à créer.
Le trajet prend un peu de temps. Avec Glot, le délai de traduction est d'environ deux secondes, assez court pour suivre le raisonnement, rire à la plaisanterie et lever les yeux vers la diapositive dont il est question.
Pourquoi des sous-titres personnels valent mieux qu'un seul écran traduit
Personne n'attend sa langue. Sur un écran commun, l'organisateur doit décider quelle langue s'affiche. Tous les autres restent à l'écart. Sur les appareils personnels, le choix appartient à chaque participant.
Le confort de lecture. Un téléphone tenu à distance de lecture se suit plus facilement qu'une ligne de texte au fond d'un grand auditorium. On peut remonter le fil si l'on a manqué une phrase.
Les publics mélangés sont la règle. Une conférence internationale compte rarement deux groupes linguistiques bien nets. Elle compte plutôt quelques participants venus de nombreux pays. Les sous-titres personnels servent tout ce monde sans organisation supplémentaire.
L'écran de la salle garde toute sa place. Il convient bien à la langue principale de l'événement, à l'accessibilité, et à ceux qui ont laissé leur téléphone dans leur sac. Nous détaillons ce dispositif dans notre article sur les sous-titres en direct sur grand écran. Les deux approches se complètent.
Ce qu'il faut vérifier avant de choisir un outil
La liste des langues, et ce qu'elle coûte. Certains outils facturent chaque langue à part. D'autres les incluent toutes. Glot couvre plus de 60 langues, toutes comprises dans le prix, si bien qu'une inscription tardive venue d'un nouveau pays ne change pas le devis.
La façon dont les participants se connectent. Chaque étape en plus fait perdre du monde. Télécharger une application dans un centre de congrès où le Wi-Fi est faible est un vrai obstacle. Un QR code qui ouvre une page web reste le chemin le plus court.
L'identification des intervenants. Sur une table ronde, des sous-titres sans nom sont difficiles à suivre. Vérifiez que l'outil indique qui parle.
Le vocabulaire spécialisé. Les noms de produits, les sigles et les noms propres sont les premiers pièges de la traduction automatique. Un glossaire préparé avant l'événement aide beaucoup, comme nous l'expliquons dans notre article sur les glossaires personnalisés pour les événements.
Les options audio. Certains participants préfèrent écouter plutôt que lire. Une voix traduite dans leurs écouteurs, avec la possibilité de revenir au son original, convient à ceux que la lecture fatigue sur une journée entière.
La protection des données. Les interventions contiennent souvent des informations non publiées. Demandez où le son est traité et si le prestataire est conforme au RGPD.
Les limites des sous-titres multilingues
La traduction automatique en temps réel est bonne, mais elle n'est pas un interprète humain. Un jeu de mots, une ironie appuyée ou un orateur qui marmonne loin du micro perdront quelque chose en route. Les contextes très sensibles, comme une négociation diplomatique ou une audience judiciaire, demandent toujours des interprètes professionnels.
La qualité du son est l'autre limite. Si un orateur s'éloigne avec un micro à main pointé vers le plafond, aucun système ne retrouvera ses mots. Un court essai de son avec le technicien avant la première séance reste le meilleur investissement possible.
Enfin, les sous-titres demandent de lire. Pour une plénière, cela ne pose aucun problème. Pour une journée entière d'ateliers, proposer une voix traduite en plus du texte garde le public à l'aise jusqu'à la dernière séance.
Comment le mettre en place pour votre événement
La mise en place est plus légère que ce que la plupart des organisateurs imaginent. On branche le son, on crée la séance, puis on imprime le QR code à l'entrée et on l'ajoute à la diapositive d'ouverture. Les participants le scannent en s'installant et choisissent leur langue. Il faut quelques minutes par salle, et Glot termine chaque séance par un résumé écrit que les participants peuvent garder.
Le prix se fixe par salle, à la journée ou à l'heure, et reste le même quel que soit le nombre de langues. Vous pouvez comparer les formules sur notre page tarifs.
Un prix par salle, quel que soit le nombre de langues.
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